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  • En juin 2010, 33 925 000 internautes, soit 96,7% des internautes à domicile, sont connectés en haut débit. Cette population internaute progresse de 14% par rapport à juin 2009.
  • Au 2ème trimestre 2010, 17,8 millions de foyers français ont accès à Internet soit plus de 6 foyers français sur 10 (65,6%) contre 16,5 millions (61,0%) au 2ème trimestre 2009 (+8%) (Médiamétrie).
  • La sortie de l’iPhone 4 a occupé le devant de la scène Internet en juin 2010. Le mot-clé «iphone 4g» a été recherché par 3 fois plus d’internautes.
  • 389 millions d’internautes Chinois fin 2009 (+50% vs 2008). Les Chinois des 60 plus grandes villes dépensent 70% de leur temps de loisirs sur Internet. Un levier de consommation qui s’apparente à un séisme. (McKinsey)
  • Arrivée de l’iPad fin avril 2010 en France. Qui y perdra le plus : les libraires, les groupes d’édition, ou les 2 ?

Internet rend-il encore plus bête ?

Le culte de l’amateur

En favorisant une formidable démocratisation de l’accès au savoir, le Web encourage la médiocrité tout en créant une dangereuse illusion de qualité.

« Dans un pamphlet qui a fait beaucoup de bruit, le Californien Andrew Keen prend à partie les idolâtres de la nouvelle « démocratie » de l’Internet. Il considère que les sites participatifs comme MySpace et YouTube favorisent la médiocrité, le narcissisme et le conformisme. Analysant Wikipédia et d’autres sites d’information, il dénonce un « culte de l’amateur », qui tend à se substituer au respect de la qualité et au savoir de l’expert. Dernier avatar d’Internet, le Web 2.0, qui désigne tous ces espaces participatifs, se construit sur une idéologie du superficiel qui menace les fondements de la culture traditionnelle – et son industrie. »
D’origine londonienne, Andrew Keen a commencé sa carrière dans la Silicon Valley, où il a lancé l’un des premiers sites musicaux d’Internet. Il a récemment créé un site de discussion sur les conséquences « sociales, culturelles et politiques de la révolution des médias numériques » (AfterTV).

Socrate 2.0

Alerte ! l’écriture se répand… La mémoire et le savoir sont menacés. C’était du temps de Socrate. La crainte que le progrès technique attente à la culture ne date pas d’hier.

Dans un dialogue célèbre, Platon met en scène l’inquiétude de Socrate devant le développement de l’écrit.
Cette innovation radicale, dopée par l’invention de l’alphabet, ne risquait-elle pas de porter atteinte aux acquis de la culture ?
Les gens « cesseront d’exercer leur mémoire ». Le savoir cessera d’être transmis par la parole. Il ne sera donc plus qu’un « semblant » de savoir.

Fin connaisseur de l’histoire du livre et de l’édition, le sociologue espagnol Joaquín Rodríguez dresse dans son dernier ouvrage un parallèle entre l’inquiétude du philosophe grec et celles d’un père confronté à l’obsession de son fils pour le monde du Web et du tchat. Nous en présentons un extrait.

La suite sur le site de Books (http://www.booksmag.fr/magazine/f/socrate-20-1.html)

« Is Google Making Us Stoopid ? »

Google nous rend-il « stoopides » ? C’est le titre d’un article qui a fait le tour du monde. Pour de bonnes raisons ?

Lire l’article : http://www.theatlantic.com/doc/200807/google

Le crépuscule de la lecture

Ni la littérature de gare ni la lecture de documentation ne sont menacées par les nouvelles technologies. Mais la vraie rencontre entre un être et un livre sera bientôt réservée à une petite élite d’érudits.

Le mariage de l’écrit et de l’électronique se consomme au moment où l’homme perd trois aptitudes fondamentales : prendre son temps, goûter le silence et se concentrer.
L’art de lire traditionnel disparaît. Restent la lecture de divertissement, le « livre de gare », et l’accès via le cyberespace à la « bibliothèque de Babel » entrevue par Borges.

Telle est l’analyse de George Steiner, l’un des plus grands érudits contemporains, qui s’est livré – en 1985 ! – à l’étonnant exercice de prospective visionnaire qu’on lira ci-dessous.
L’« habitude de meubler une pièce avec des étagères remplies de livres » pourrait bientôt devenir aussi rare qu’avant l’invention de l’imprimerie.

Source : www.booksmag.fr