news e-business
- Les ventes en ligne de Noël démarrent bien aux US. Sur les 20 premiers jours du mois de novembre 2011 : + 14% à 28md$. Pour eBay : + 19%. Pour Amazon : + 65% sur la période. Une accélération par rapport à 2010 : +12% (sur la période 01 nov-10 déc) (Source : Comscore)
- La Directive européenne E-Commerce adoptée en juin 2011 donne 14 jours à l’acheteur pour notifier au e-marchand qu’il se rétracte et ce à partir de la date de réception des produits (et non la date d’envoi) ainsi que 14 jours pour retourner le produit.
- US online firms with annual revenue of $160 million or more sold for 3.6 times revenue in 2010. The multiple for the smallest firms was only 1.5 times revenue (Source : Berkery Noyes)
- La moitié des 60 principaux sites E-Commerce américains ont développé, et maintiennent eux-mêmes, leur propre plateforme Internet (Source : Forrester Research 2010)
- Le nombre d’internautes en France a augmenté de 8% par rapport à 2010 pour attendre 38,23 millions en février 2011 soit plus de 7 français sur 10 âgés de plus de 11 ans (Médiamétrie)
Internet rend-il encore plus bête ?
Le culte de l’amateur
En favorisant une formidable démocratisation de l’accès au savoir, le Web encourage la médiocrité tout en créant une dangereuse illusion de qualité.
« Dans un pamphlet qui a fait beaucoup de bruit, le Californien Andrew Keen prend à partie les idolâtres de la nouvelle « démocratie » de l’Internet. Il considère que les sites participatifs comme MySpace et YouTube favorisent la médiocrité, le narcissisme et le conformisme. Analysant Wikipédia et d’autres sites d’information, il dénonce un « culte de l’amateur », qui tend à se substituer au respect de la qualité et au savoir de l’expert. Dernier avatar d’Internet, le Web 2.0, qui désigne tous ces espaces participatifs, se construit sur une idéologie du superficiel qui menace les fondements de la culture traditionnelle – et son industrie. »
D’origine londonienne, Andrew Keen a commencé sa carrière dans la Silicon Valley, où il a lancé l’un des premiers sites musicaux d’Internet. Il a récemment créé un site de discussion sur les conséquences « sociales, culturelles et politiques de la révolution des médias numériques » (AfterTV).
Socrate 2.0
Alerte ! l’écriture se répand… La mémoire et le savoir sont menacés. C’était du temps de Socrate. La crainte que le progrès technique attente à la culture ne date pas d’hier.
Dans un dialogue célèbre, Platon met en scène l’inquiétude de Socrate devant le développement de l’écrit.
Cette innovation radicale, dopée par l’invention de l’alphabet, ne risquait-elle pas de porter atteinte aux acquis de la culture ?
Les gens « cesseront d’exercer leur mémoire ». Le savoir cessera d’être transmis par la parole. Il ne sera donc plus qu’un « semblant » de savoir.
Fin connaisseur de l’histoire du livre et de l’édition, le sociologue espagnol Joaquín Rodríguez dresse dans son dernier ouvrage un parallèle entre l’inquiétude du philosophe grec et celles d’un père confronté à l’obsession de son fils pour le monde du Web et du tchat. Nous en présentons un extrait.
La suite sur le site de Books (http://www.booksmag.fr/magazine/f/socrate-20-1.html)
« Is Google Making Us Stoopid ? »
Google nous rend-il « stoopides » ? C’est le titre d’un article qui a fait le tour du monde. Pour de bonnes raisons ?
Lire l’article : http://www.theatlantic.com/doc/200807/google
Le crépuscule de la lecture
Ni la littérature de gare ni la lecture de documentation ne sont menacées par les nouvelles technologies. Mais la vraie rencontre entre un être et un livre sera bientôt réservée à une petite élite d’érudits.
Le mariage de l’écrit et de l’électronique se consomme au moment où l’homme perd trois aptitudes fondamentales : prendre son temps, goûter le silence et se concentrer.
L’art de lire traditionnel disparaît. Restent la lecture de divertissement, le « livre de gare », et l’accès via le cyberespace à la « bibliothèque de Babel » entrevue par Borges.
Telle est l’analyse de George Steiner, l’un des plus grands érudits contemporains, qui s’est livré – en 1985 ! – à l’étonnant exercice de prospective visionnaire qu’on lira ci-dessous.
L’« habitude de meubler une pièce avec des étagères remplies de livres » pourrait bientôt devenir aussi rare qu’avant l’invention de l’imprimerie.
Source : www.booksmag.fr